Historiques

90 ans de présence au service de la jeunesse.

Au Maroc, l’escrime a fait ses débuts en 1918. Avec les premiers clubs installés à Casablanca, en 1922. Les villes de Fès (1922), Taza(1928), Marrakech, Safi, Meknès et Oujda ont suivi après. La discipline qui a traversé l’histoire de l’humanité est encor réputée un sport tous. Chez les hommes, le fleuret et le sabre furent introduits dès les premiers jeux olympiques de 1896, et l’épée en 1900. Chez les dames, le fleuret a été introduit en 1924, l’épée en 1986 et le sabre en 1999.

Les repères du processus de développement

1958. Docteur Youssef Bel Abbas sera élu premier de la Fédération royale marocaine d’escrime (FRME).Il sera suivi de Jacques Bengualid et d’Abderrahmane Sebti qui contribueront au renouveau de la discipline.

1960. Participation aux jeux olympique de Rome.

1963. Participation aux jeux Méditerranéens de Naples.

1966. arrivée de Maitre Jean-Jacques Gillet, membre de l’académie d’armes de France : formation pendant plusieurs années de moniteurs nationaux tels que Mmes Maataoui et Laila Habache, Mrs Omar Sfiny et Bouchaid Mokadad. Ces derniers prirent la relève en faisant de l’initiation au sport des armes dans les maisons de jeunes de quartiers, à Casablanca.

1967. participation aux Jeux Méditerranéens de Tunis

1983. participation aux Jeux Méditerranéens d’El Jadida (Maroc).

1993. Organisation de la première Coupe du monde au Maroc.

2003. Organisation de la Coupe du monde Mohamed VI au fleuret masculin, à Casablanca.

2004. participation aux Jeux olympiques d’Athènes.

2006. Organisation des 7es Championnats d’Afrique aux six armes, à Casablanca.

Chronologie de l’histoire

1918. Mr. LAIK, résident français au Maroc participe à l’implantation de l’escrime, à Casablanca. Durant la même année, Maître Renaud a crée le premier Cercle de l’escrime du Maroc.

1922. Création d’un club par Maître Castel dans le hangar d’une salle d’armes, à Fès et première grande manifestation nationale.

1925. Inauguration du royale automobile club du Maroc (RACM), devenu au fil des années le pilier de la discipline, hébergeant la fédération dans ses locaux à Casablanca.

1926. Arrivée de Maitre Toussaint qui prit en charge la jeunesse fassie qui s’intéressait à la discipline. Parmi ses élèves connus, le prince Moulay Younes, les familles Sebti, Ben Jelloun, fillali.

1928. Maître Beaugué, président de la Fédération d’escrime du Maroc encourage la création de salles à Taza, Marrakech, Safi, Rabat, Fès, Meknès ainsi qu’à Oujda. A la fin de la seconde guerre mondiale, l’escrime marocaine prend son essor : multiplication des salles avec plus de 900 escrimeurs de tous les âges. Casablanca devient le second centre d’escrime des pays francophones, après Paris.

1950. La Fédération marocaine compte une vingtaine de salles avec chacune un maître d’escrime. Participation de nationaux aux grandes compétitions avec succès. De grands noms se dégagent : Lucien, Scali, Pierre serfati. A la veille de l’indépendance, départ successif de grands maître pour cause de limite d’âge.

L’ESCRIME VUE PAR LE MAITRE D’ARMES Mr EL FASSI Abderraouf.

Les bonnes feuilles de la pratique.

L’escrime est une discipline complète et un sport olympique par excellence. Sa pratique en Afrique fut l’apanage des Européens pendant la colonisation. Les Africains ont pu s’imposer grâce à une maîtrise remarquable de la pratique.

Après l’accession du Maroc à la souveraineté internationale, plus précisément en 1958, la première fédération fut fondée, et a été présidée par le Docteur Youssef Belabès. Dans cette constitution, le mérite revient à des personnes dévouées à la cause nationale. Il s’agit notamment du Docteur Youssef Belabès, de feu Abderrahmane Sebti, de M’hamed Benjalloun et tant d’autres personnalités qui ont apporté leurs pierres à l’édifice.

L’escrime est à recommander à tous pour ses bienfaits aussi bien physiques. Sa pratique demande un travail musculaire considérable exige de la part de celui s’y livre un certain nombre de qualités physiques et intellectuelles. A savoir la précision, la vitesse, la capacité de résistance auxquelles viennent s’ajouter le jugement, l’à-propos et la volonté. Ces qualités sont plus ou moins innées chez l’individu. Et l’escrime les perfectionnera.

Les effets psychologiques

Il importe de savoir que l’escrime provoque dans un délai court des effets généraux immédiats tels que l’accélération de la respiration et de la circulation sanguine, l’élévation de la température du corps ainsi que l’accroissement des combustions et de l’hématose. Ce sport développe au plus haut degré la coordination nerveuse. Il met également en valeur et accroît les qualités sensorielles (toucher, vue et ouïe).

De plus, étant donné la nécessité d’agir dans un délai extrêmement court, l’escrime exige une parfaite coordination des mouvements en habituant les muscle à obéir instantanément aux ordres émanent du cerveau.La vitesse, la présence d’esprit et le tempérament étant les premières qualités de l’escrimeur.

L’escrime est pratiquée par les deux sexes, à tous âge, avec une intensité moyenne des assauts courts pour des sujets âgés. En général, les règles d’entraînement sont les mêmes que pour un sport quelconque. Il faudra toutefois insister sur les mouvements d’extension et d’assouplissement, la marche rapide, l’athlétisme, certains sports collectifs, et proscrire les exercices de force.

Dans un cadre plus particulier, l’entraînement de l’escrime constitue un jeu de jambes afin de développer la souplesse, la vitesse et la résistance des pratiquants. Il comprend aussi la fente et la flèche. Le travail de la main armée sera facilité si l’escrimeur exécute des séries d’exercices d’adresse.

Quand les jambes et les jambes et les bras sont assouplis, il faudra coordonner leurs mouvements de façon à acquérir le " tirant " nécessaire.

L’escrime nécessitant un souffle particulier et une grande souplesse des articulations du bras et du poignet, on pratiquera avec profit le footing et les exercices d’assouplissements. Comme pour tout sport, le contrôle médical paraît plus indispensable, non seulement pour orienter mais aussi pour surveiller le sujet désireux de se mesurer dans les compétitions.